Les sirènes d’alerte et les risques naturels

« Papi, pourquoi elle sonne la sirène ? »

Telle est la question de mon petit-fils, question qu’ont dû, je pense, se poser d’autres Vicois.

Petit rappel historique:

Elle vous a peut-être surpris, vous a fait sursauter à quelques reprises : c’est la fameuse sirène qui retentit sur le coup de midi chaque premier mercredi du mois.

Aucune raison de paniquer : il s’agit, en fait, d’un test grandeur nature.

Si nous avons la chance d’entendre tous les mois cette « douce » sonnerie, c’est dans un objectif de test et de sécurité.

En effet, ces sirènes sont des signaux d’alarme, qui font partie du Réseau National d’Alerte (RNA).

Imaginé à l’occasion de la seconde guerre mondiale, il est destiné à alerter la population d’un danger imminent. Les menaces qui pèsent sur chaque citoyen français sont diverses.


Mais quel besoin de faire sonner la sirène 12 fois par an ?

Ce procédé permet à chaque municipalité de contrôler le fonctionnement de cette sonnerie qui s’entend en extérieur comme en intérieur. Le déclenchement est effectué par un ordinateur dans chaque préfecture du territoire. Le choix d’une date fixe n’est pas non plus anodin ; chacun sait que la sirène du mercredi midi demeure un simple exercice.

Et si, par malheur, un événement dramatique survenait à midi le premier mercredi du mois de mars, d’août ou d’octobre?

Cette situation a bien été anticipée par le Réseau d’Alerte National : la France a défini un signal unique au plan national (décret du 11 mai 1990). Il se compose d’un son modulé montant et descendant de trois séquences d’une minute, séparées par un silence de cinq secondes. Il ne peut donc pas être confondu avec le signal d’essai d’une minute seulement, diffusé à midi le premier mercredi de chaque mois ni avec les déclenchements brefs utilisés par certaines communes pour l’appel des pompiers. La fin de l’alerte est annoncée par un signal continu de 30 secondes.

Ce système d’alarme est aujourd’hui critiqué. Il est en cours de modernisation, plusieurs voies d’amélioration étant possibles au vu des technologies actuelles.

Les Risques naturels

La notion de risque naturel recouvre l’ensemble des menaces que certains phénomènes et aléas naturels font peser sur des populations, des ouvrages et des équipements. Plus ou moins violents, ces événements naturels sont toujours susceptibles d’être dangereux aux plans humain, économique ou environnemental.

Notre commune est soumise à plusieurs risques et plus particulièrement au risque inondation (par submersion marine et ruissellement).

Son histoire et son environnement sont intimement liés à l’eau, comme son nom précédent Vic-les-Étangs le confirme.

Ainsi, pour assurer la sécurité des personnes, l’État a intégré le risque comme contrainte d’aménagement dans les Plans de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) qui définissent les zones inondables et y interdisent ou réglementent la constructibilité (zones rouges, zones bleues).

Le 12 septembre 2007, un PPRI a été prescrit par le Préfet sur 16 communes de l’étang de Thau, dont Vic-la-Gardiole. Ce PPRI a été approuvé le 25 janvier 2012 et s’impose à tous les documents d’urbanisme que ce soient le SCOT à l’échelle intercommunale ou le PLU à l’échelle locale.

Pour réduire, autant que possible, les risques d’inondation et en limiter les conséquences sur les personnes et les biens, les communes soumises à ce risque ont l’obligation de réaliser et mettre en place un Plan Communal de Sauvegarde (PCS).

La loi 2004-811 du 13 août 2004 relative à la modernisation de la sécurité civile définit dans son article 13 le PCS. Ce document vise à améliorer la prévention et la gestion des crises en confortant le rôle des communes. Il s’agit du premier texte officialisant ce plan qui donne une assise législative à la réalisation des PCS.

Le PCS regroupe l’ensemble des documents de compétence communale contribuant à l’information préventive et à la protection de la population en cas de survenance d’une catastrophe majeure, d’un phénomène climatique ou de tout autre événement de sécurité civile.

Le PCS est un outil opérationnel de gestion locale de la sécurité des citoyens sinistrés en attente de secours extérieurs. Il fixe l’organisation nécessaire à la diffusion de l’alerte et des consignes de sécurité, recense les moyens disponibles (ravitaillement, modalités d’évacuation, hébergement en lieu sûr de la population) et définit la mise en œuvre des mesures d’accompagnement et de soutien de la population.

Il regroupe tous les documents de compétence communale contribuant à l’information préventive et à la protection de la population. 

Cette organisation, prévue assez tôt, doit permettre, en cas de survenance du sinistre, de protéger les vies humaines, d’atténuer les dégâts matériels et de mieux maîtriser l’environnement et, grâce à lui, d’être prêts « le jour J » pour gérer un événement de sécurité civile. 

Lors du Conseil municipal du 12 avril 2017, suite à une de mes questions, Mme le maire nous a informés que la mairie venait de recevoir le PCS et qu’une réunion publique serait organisée pour nous en délivrer le contenu.

Michel Rico

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