Quand des toits « se mettent au vert »…

En plein Paris, sur les toits des Galeries Lafayette, poussent des plantes aromatiques variées, des tomates, des fraises.. sans aucun autre adjuvant que des insectes, choisis pour leur efficacité dans la lutte contre les maladies et les ravageurs.

La récolte de la 1ère année avait déjà été remarquable : pas loin de 700 kg de tomates, plus de 1 tonne de fraises !

Paris (une fois n’est pas coutume) donne l’exemple : la capitale se propose d’avoir, à l’horizon 2020, végétalisé quelque 200 bâtiments publics et invite les propriétaires ayant des toitures plates à les végétaliser. Des poules caquettent sur les toits d’un hôtel proche de la Tour Eiffel et un potager pousse sur un gymnase dans le XXème arrondissement.

Ailleurs, à Toulouse, Nîmes, Angers… des bâtiments se sont aussi mis aux plantes. Bordeaux a, en outre, installé des ruches sur le toit de la maison écocitoyenne. De grandes enseignes, çà et là en France, ont également accueilli les plantes sur leurs toits.

Simple effet de mode ? Lubies de bobos ? Anticipation de la loi sur la reconquête de la biodiversité qui touchera les futurs bâtiments publics ? Attitude résolument écocitoyenne ?

Dans les faits, les toitures végétales s’avèrent, en ville, bénéfiques à l’environnement.

Elles diminuent le ruissellement rapide (imputable aux lieux rendus imperméables) car elles retiennent provisoirement l’eau, elles limitent les risques de crue des rivières.

En outre, selon certains propriétaires, un toit végétal permet de réaliser des économies d’énergie non négligeables en évitant des déperditions de chaleur.

On allègue aussi une atténuation de la chaleur urbaine donc des maisons plus fraîches en été. Enfin, ô bonheur ! l’air de la ville devient plus respirable car dépollué, les gaz d’échappement étant dégradés. Les toits deviennent des corridors écologiques et offrent un refuge aux abeilles et oiseaux.

Alors ? Trop beau pour être vrai ?

Est-ce cher ? Pas plus qu’un toit de petites tuiles plates, estime-t-on.

Risque-t-on de dégrader les bâtiments ? Non, il paraît même que l’étanchéité dure 10 ans de plus.

Est-ce interdit par certaines villes ? Non (théoriquement du moins) : un toit végétal obéit aux mêmes règles d’urbanisme qu’un toit de tuiles ou d’ardoises.

Un bémol cependant : tous les bâtiments ne peuvent être végétalisés. Il faut recourir à l’avis d’un professionnel qui examinera la pente du toit, qui dira si ce toit peut supporter le poids d’un substrat gorgé d’eau, etc.

Il est certain que, selon les toits mais aussi selon les lieux et les buts recherchés, les réponses doivent relever du cas par cas.

F.P-L

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