De la démocratie communale

En termes de démocratie communale, on peut distinguer deux façons de faire.

La première privilégie le rendez-vous démocratique tous les six ans par le vote aux élections municipales. Entre les deux échéances, silence radio des concitoyens. Le maire et sa majorité municipale gèrent,  décident, tout en proposant, de temps en temps, des réunions publiques au cours desquelles, les citoyens(nes) sont informé(e)s. Certes, l’information passe mais les décisions ont toujours été prises en amont, sans consultation préalable de la population.

On ne peut rien trouver à redire sur le plan légal à cette façon de faire, qui respecte la « démocratie délégataire » à savoir : « vous nous avez élus pour six ans ! Vous nous réélirez, éventuellement, au terme de notre mandat ou vous voterez pour une autre équipe municipale ».

Il existe une autre façon de faire, celle où l’exercice de la démocratie communale ne se limite pas au simple vote tous les six ans mais où la démocratie doit pouvoir s’exprimer en permanence. C’est ce qu’il est convenu de nommer « la démocratie participative ».

Le principe a déjà fait l’objet d’un article de V.I.C. sur ce site, le 9 février dernier. On peut y lire :

… ) Les citoyens élaboreraient collectivement des projets pour leur quartier puis les présenteraient.

Une analyse technique de ces projets serait réalisée par la municipalité.

Ensuite, les projets les plus solides, les plus intéressants pour l’ensemble du quartier, les plus responsables, seraient soumis au vote des élus. Ceux qui seraient retenus seraient mis en œuvre par l’exécutif local en appliquant le précepte : « Vous décidez, nous réalisons. »

Aujourd’hui, aux séances du Conseil municipal de Vic, on constate que le public est souvent rare sinon absent, comme si certains pensaient : «  à quoi bon y assister si, comme il arrive de le constater, Mme le Maire donne bien la parole au groupe minoritaire et l’écoute mais tranche (et parfois sèchement) avant de passer à la question suivante ?» 

Pour autant ignorer les séances du Conseil municipal nous semble regrettable. Comment excuser le peu d’intérêt de la population pour des questions qui concernent sa vie quotidienne ou engagent le devenir de la commune ? Elire une équipe municipale ne se réduit pas à lui donner un blanc-seing afin de se désintéresser et se défausser de ce qui se passe ensuite. Vivre en démocratie (de « dêmos » le peuple de la cité et « kratos » celui qui gouverne) c’est se sentir coresponsables de notre avenir commun.

Cela dit, si nous avons le devoir de participer, de nous exprimer et d’enrichir les débats pour travailler au bien commun, encore faut-il trouver des instances, des lieux, des moyens pour ce faire.

Lorsque cela est possible, c’est-à-dire là où les mairies appliquent avec constance le principe de la participation citoyenne, on constate une implication réelle et efficace des citoyens(nes).

                                                                                                                       C.L. et l’équipe de V.I.C.

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