Des discours aux actes…

…il y a bien souvent un grand fossé.

Selon les dires du Premier Ministre, l’acte 2 du quinquennat d’Emmanuel Macron devait être marqué par la transition écologique Or, depuis cette annonce, nombre d’actes en sont aux antipodes. Prenons aujourd’hui un exemple, celui des pesticides.

Cet été, les assises sur l’eau se sont conclues sur un échec, en ce qui concerne la lutte contre les pollutions agricoles. Et le CETA, accord de libre échange entre l’Union européenne et le Canada a été ratifié par une majorité trop docile, malgré les alertes. Car, nous le savons, le CETA est une véritable passoire à pesticides…

Plus grave : quand, pour protéger leurs concitoyens des pesticides, des maires ont pris des arrêtés instaurant une distance minimum entre les habitations et les épandages, ils se sont fait remonter les bretelles et désavouer : les représentants de l’État que sont les préfets ont jugé ces arrêtés illégaux et les ont annulés, passant outre les preuves scientifiques qui attestent de l’effet néfaste des pesticides sur la santé.

On se souvient peut-être qu’en 2008, le gouvernement de l’époque avait déclaré que l’utilisation de ces produits toxiques allait être divisée par 2… Dans les faits, leur utilisation a bondi de 10 % en 10 ans avec la coupable complaisance des pouvoirs publics, via les plans Écophyto ou, comme a dit certain, « Éco-Pipo ».

Bon sang, qu’attend donc l’État pour privilégier la santé des citoyens plutôt que les intérêts à court terme des lobbys agricoles et industriels ?

J-F. Lopez


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